* Energies renouvelables (4) : La biomasse, très bien... mais encore ?
Energies renouvelables : la Wallonie investit (4)
La biomasse, très bien... mais encore ?
Cela commence à faire partie de vocabulaire courant, la « biomasse ». Mais nous nous permettons de mettre un bémol à cette constatation : le concept ne paraît pas encore très clair pour une bonne partie de la population.
Ne serait-il pas utile de faire preuve de pédagogie active et généralisée afin de faire prendre conscience à l'ensemble des citoyennes et citoyens des possibilités de production d'énergie que recèlent la culture, l'élevage, l'exploitation forestière ?
Ce volet d'énergies renouvelables concerne, en fait, le traitement de matières vivantes connues de tout un chacun.
Matières vivantes ?
Les plantes pouvant être directement utilisées pour la production d'énergie.... On connaît un peu partout, aujourd'hui, l'usage fait de la betterave, de la canne à sucre, de la chicorée, du colza pour la production de carburant. Mais d'autres végétaux, pratiquement inconnus du grand public, peuvent être cultivés sans problème sous nos latitudes, avec un rendement intéressant.
Le bois constitue une autre ressource énergétique. Dans la forêt même, le bois « noble », destiné aux scieries et aux entreprises de transformation, ne représente que 25% du volume des arbres abattus. Les 75% de « résidus » peuvent être valorisés sous différents aspects. Les déchets de scierie également. Le succès des chauffages domestiques aux « pèlets » en est une illustration. Mais il faut voir plus loin et mettre sur pied de véritables installations de production de vapeur, ne fût-ce que pour la consommation des entreprises elles-mêmes.
Enfin, l'utilisation des effluents d'élevage et de production agricole est une énorme porteuse d'avenir, dans le domaine de la « cogénération ». Le méthane dont sont chargés le fumier, le purin, le lisier, est collecté et transformé en gaz, lequel contribue à la production de chaleur et d'électricité, laquelle peut être injectée dans le réseau officiel de distribution.
Nous venons d'esquisser un panorama schématique des grandes orientations de l'exploitation de la biomasse.
La cellule Energies renouvelables de la Société Régionale d'Investissement (SRI) intervient, là où l'on en fait la demande, dans chacun de ces secteurs.
Nous avons déjà fait allusion à sa participation (à hauteur de 25%) dans la société Néochim, à Feluy, une des 20 entreprises européennes productrice de biodiesel (et sans doute la plus performante, à notre connaissance).
Elle est impliquée également, dans les mêmes proportions, dans les activités de Granibois, à Bièvre, spécialisée dans la valorisation des résidus de scierie.
Cependant, la SRI Energies renouvelables ne se borne pas à apporter son soutien à de grands projets. Elle s'est donné comme objectif, au contraire, de favoriser des initiatives plus modestes visant à mettre la « chimie verte » au service de secteurs d'importance limitée, comme la parfumerie, les colorants, les colles.
En résumé, la cellule démarre au quart de tour, quelle que soit l'ampleur du projet, dès que l'occasion en est offerte.
Il ne faut rien négliger pour nous libérer de l'écrasante et dangereuse domination des énergies issues des ressources fossiles, non renouvelables par définition...

