* Energies renouvelables (3) L'eau : La Meuse, bien sûr. Mais aussi l'Ourthe, la Semois, la Biesme, non ?

Envoi N° 221 du 01/03/2010

Energies renouvelables : la Wallonie investit (3)
L'eau : la Meuse, bien sûr. Mais aussi l'Ourthe, la Semois, la Biesme, non ?


La Haute Meuse namuroise : dans son décor fascinant d'altières falaises rocheuses à l'aspect redoutable, de massifs forestiers surplombant la vallée, mais aussi de prairies à l'herbe grasse blotties dans quelques détours de sa rive gauche, le fleuve a été maîtrisé, discipliné par l'Homme.


Neuf barrages s'y succèdent, régulant le cours des flots impétueux, permettant la navigation, limitant les conséquences des «grossès'euwes », appellation wallonne des débordements hors des rives.

Le Barrage de Waulsort-Hastière : Photo : sites.uclouvain.be



La cellule SRI Energies renouvelables s'est intéressée particulièrement à ce patrimoine dont la nécessité et le bon fonctionnement sont essentiels. Ces barrages devraient devenir une source inépuisable d'énergie électrique, si les projets  en cours de réalisation sont menés à bonne fin.


Et quel grain de sable pouvant survenir pour gripper la mécanique enclenchée ?


Le budget prévu pour des projets d'hydroélectricité est aujourd'hui de 55 millions d'Euros. Il porte, à l'heure actuelle, sur les grosses installations imaginées sur les sites de ces barrages mosans.


Il ne s'agit plus seulement de projets. La première installation d'une centrale est largement entamée, d'ores et déjà, au barrage d'Yvoir. Un peu le baptême du feu.... mais l'on ne voit pas bien pourquoi l'opération ne serait pas couronnée de succès.


La dynamique de l'énergie hydroélectrique est donc lancée. Si elle est étendue à tous les cours d'eau de Wallonie, elle peut devenir un apport énergétique significatif dont la Région wallonne sera, seule, maîtresse.


D'autres pays ont, depuis belle lurette, utilisé cette source permanente d'énergie. Et l'on peut même se demander pourquoi il a fallu attendre le XXIème siècle pour que chez nous, en Wallonie, on recommence à y prêter intention.


Nous avons fait allusion, dans notre précédente « Dépêche », au rôle joué dans nos régions par nos ressources hydrauliques au temps de l'essor économique qu'elles connurent à la fin du Moyen Age. La documentation est, là, dans les archives de nos musées, de nos cercles d'Histoire, de nos institutions communales, provinciales, nationales, pour témoigner de ce que, par exemple, le débit de nos ruisseaux et rivières contribua au développement impétueux des innovations et procédés de fabrication dus à nos ancêtres.


En ce qui concerne, notamment, l'expansion de la sidérurgie wallonne, les historiens ont répertorié des centaines de sites de « macas » , ces « marteaux » de forges actionnés par les roues à aubes alimentées par des biefs bâtis par l'Homme, détournant, contenant et accumulant l'eau des ruisseaux et rivières pour la déverser en un débit régulier, vers les « moulins » de toutes espèces, en toutes saisons.


Certaines de ces installations datant de l'ère médiévale mais ayant fonctionné, dans certains cas,  jusqu'au début du siècle dernier, sont toujours visibles, et, parfois, dans un état de conservation remarquable. Et, surtout, peuvent constituer une intéressante base de départ pour la création de mini- centrales productrices d'électricité.


La cellule Energies renouvelables de la SRI  n'ignore rien de ces possibilités géographiques et hydrauliques. Et elle envisage d'en faire bénéficier des communautés locales, à peu de frais, en fin de compte. A côté des puissantes turbines à établir sur la Meuse, la Sambre, l'Escaut, les ruisseaux et rivières peuvent  fournir, en somme, une énergie « de proximité ».


Sur tout le territoire de la Wallonie.

 « Vivre en Wallonie » ASBL


Les réactions

L'électricité sur la Meuse? Une très bonne idée, mais coûteuse... D'autant que l'installation d'Yvoir n'a pas résisté à la première crue; tout est à l'eau... Qui est responsable de ce manque de prévoyance? Qui va payer? Combien de temps d'exploitation pour récupérer la perte?
Merci de me faire part de votre avis...
Dominique Jansen
jansend@filmobel.be
0475/40.00.47

Le 17-01-2011 à 07:04:08 par Dominique Jansen

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