* Sur les traces de notre passé - Exposition au Château de Trazegnies

Sur les traces de notre passé : Découvertes archéologiques
 

Du 3 juillet au 29 août 2010 - Exposition exceptionnelle sur les fouilles menées dans nos régions: « Sur les Traces de notre passé : Découvertes archéologiques » en collaboration avec le Musée Royal de Mariemont et la Société Royale Archéologique de Charleroi.


Prix d'entrée
 : 5€ - Etudiant/Senior : 4€ : comprend la visite du château et son parc

(Si visite de l'exposition seule : entrée gratuite)


Pour les groupes
 : uniquement sur RDV au 071/45.10.46


Ouverture
 : tous les samedis, dimanches et jours fériés de 14h30 à 17h30 avec visite guidée du château à 15h.


Adresse
 : Château de Trazegnies : Salle à colonnes - Place Albert Ier, 32 à 6183 Trazegnies


Infos et réservations : 071/45.10.46 -
http://www.chateaudetrazegnies.be/

                                  educatif.chateaudetrazegnies@gmail.com





L'exposition :


A travers cette exposition, nous allons tenter de retracer les découvertes archéologiques qui ont eu lieux  au cours des siècles dans notre région depuis la Préhistoire jusqu'au Bas Moyen Age et montrer ainsi que nos contrées occupaient une situation privilégiée et stratégique à une certaine époque, et qu'elles étaient un lieu de vie et de passage inévitable pour nos ancêtres... Les fouilles menées témoignent de cette importante activité et l'asbl propose de rappeler au public la richesse qui animait notre territoire à travers cette exposition exceptionnelle, en collaboration avec le Musée Royal de Mariemont et la Société Royale Archéologique de Charleroi.


Un passé glorieux


En effet, nous savons que notre territoire fut occupé depuis la Préhistoire (Ransart, Pont-à-Celle, Marcinelle,...), et plus particulièrement, durant toute l'Antiquité, à l'époque gallo-romaine,  étant donné que nos régions étaient situées le long d'une des plus importantes voies de communication romaines du Nord des Gaules, à savoir la « Chaussée Brunehault » reliant Bavay à Cologne.


Une des bourgades gallo-romaines la plus renommée est sans nul doute, celle appelée « Geminiacum », plus connue aujourd'hui sous le nom de Liberchies qui fut l'objet de deux campagnes de fouille importantes : « Brunehaut » et « Les Bons Villers » où furent découverts de nombreux témoignages de la vie passée.


Au château de Trazegnies, nous avons aussi réalisé des fouilles intéressantes, et nous avons découverts quelques pièces surtout datées du Moyen Age (11e-12e s).


Et Trazegnies...


Trazegnies, localité de l'entité de Courcelles, se situe à mi-distance entre Charleroi et La Louvière, à la limite des bassins houillers du Pays Noir et du centre. Elle est localisée sur la rivière LE PIETON, très importante car elle faisait, du temps des Gaulois, la frontière entre le pays des NERVIENS et celui des EBURONS. Au Nord de la localité passe l'autoroute de Wallonie qui épouse généralement le tracé de l'ancienne Chaussée Romaine (dite de BRUNEHAULT) qui reliait Bavay à Cologne.


Au Moyen Âge, sa situation privilégiée aux confins du Comté de Hainaut et du Duché de Brabant, du Comté de Namur et de la Principauté de Liège peut expliquer la puissance de la Famille de TRAZEGNIES : habiles manœuvriers, les seigneurs de Trazegnies sauront jouer un rôle d'arbitre entre ces princes. Convoités par ceux-ci ils parviendront à préserver leur indépendance en s'alliant au Comté de Hainaut ; ils finiront par être vassaux du Duc de Brabant, mais les liens demeureront fort lâches.


Pourquoi une exposition sur les fouilles ?


Le but de l'exposition est donc bien de rappeler que notre région à un passé riche et à été un lieu privilégié pour le développement d'une activité florissante. Les pièces découvertes exposées en seront un bel exemple.


A travers une ligne du temps, partant de la Préhistoire jusqu'au 16è/17è s en passant par l'Antiquité et le Moyen Age, ces objets de la vie quotidienne passés pourront être comparés aux ustensiles d'aujourd'hui.

* Energies renouvelables (4) : La biomasse, très bien... mais encore ?

Envoi 223 du 19/04/2010 

Energies renouvelables : la Wallonie investit (4)

 La biomasse, très bien... mais encore ?


Cela commence à faire partie de vocabulaire courant, la « biomasse ». Mais nous nous permettons de mettre un bémol à cette constatation : le concept ne paraît pas encore très clair pour une bonne partie de la population.


Ne serait-il pas utile de faire preuve de pédagogie active et généralisée afin de faire prendre conscience à l'ensemble des citoyennes et citoyens des possibilités de production d'énergie que recèlent la culture, l'élevage, l'exploitation forestière ?


Ce volet d'énergies renouvelables concerne, en fait, le traitement de matières vivantes connues de tout un chacun.


Matières vivantes ?


Les plantes pouvant être directement utilisées pour la production d'énergie.... On connaît un peu partout, aujourd'hui, l'usage fait de la betterave, de la canne à sucre, de la chicorée, du  colza pour la production de carburant. Mais d'autres végétaux, pratiquement inconnus du grand public, peuvent être cultivés sans problème sous nos latitudes, avec un rendement intéressant.


Le bois constitue une autre ressource énergétique. Dans la forêt même, le bois « noble », destiné aux scieries et aux entreprises de transformation, ne représente que 25% du volume des arbres abattus. Les 75% de « résidus » peuvent être valorisés sous différents aspects. Les déchets de scierie également. Le succès des chauffages domestiques aux « pèlets » en est une illustration. Mais il faut voir plus loin et mettre sur pied de véritables installations de production de vapeur, ne fût-ce que pour la consommation des entreprises elles-mêmes.


Enfin, l'utilisation des effluents d'élevage et de production agricole est une énorme porteuse d'avenir, dans le domaine de la « cogénération ». Le méthane dont sont chargés le fumier, le purin, le lisier, est collecté et transformé en gaz, lequel contribue à la production de chaleur et d'électricité, laquelle peut être injectée dans le réseau officiel de distribution.



Nous venons d'esquisser un panorama schématique des grandes orientations de l'exploitation de la biomasse.


La cellule Energies renouvelables de la Société Régionale d'Investissement (SRI)  intervient, là où l'on en fait la demande, dans chacun de ces secteurs.


Nous avons déjà fait allusion à sa participation (à hauteur de 25%) dans la société Néochim, à Feluy, une des 20 entreprises européennes productrice de biodiesel (et sans doute la plus performante, à notre connaissance).


Elle est impliquée également, dans les mêmes proportions, dans les activités de Granibois, à Bièvre, spécialisée dans la valorisation des résidus de scierie.


Cependant, la SRI Energies renouvelables ne se borne pas à apporter son soutien à de grands projets. Elle s'est donné comme objectif, au contraire, de favoriser des initiatives plus modestes visant à mettre la « chimie verte » au service de secteurs d'importance limitée, comme la parfumerie, les colorants, les colles.


En résumé, la cellule démarre au quart de tour, quelle que soit l'ampleur du projet, dès que l'occasion en est offerte.


Il ne faut rien négliger pour nous libérer de l'écrasante et dangereuse domination des énergies issues des ressources fossiles, non renouvelables par définition...

* Rudy le Picard : les Wallon(ne)s vous disent un GRAND MERCI !

Envoi N° 222 du 04/03/2010


Rudy le Picard : les Wallon(ne)s vous disent un GRAND MERCI !



Personne ne s'y attendait, bien sûr... L'interview de Rudy Demotte, Ministre -président wallon, est apparue dans les pages intérieures des journaux du Groupe Sud- Presse (en page 13, par exemple, de la « Nouvelle Gazette - Charleroi ), le 1er mars.


Heureusement, la radio RTBF de proximité, « Vivacité » a pris l'information de volée et en a fait le thème de son émission « C'est vous qui le dites ! » de 9 à 11 h.


Avec un Benjamin Maréchal absolument génial dans son maniement de la répartie et son don d'interprétation des messages transmis par l'auditorat. Ses exégèses réalisées à chaud ne sont pas des modèles d'intégrité intellectuelle mais on connaît Benjamin et l'on devine, d'office, ses préférences de même que ses rejets idéologiques, qu'il masque fort bien, pour les non initiés, sous son rôle d' « avocat du diable ». Cela en devient même amusant après quelques mois de pratique journalière de « Vivacité ».


Par contre, tant que nous y sommes, nous regrettons vivement le débit vocal avec lequel la collaboratrice de Benjamin Maréchal propulse ses analyses au micro. L'auteur de ces lignes, d'origine paysanne namuroise, éprouve les pires difficultés à suivre ces phrases éjectées furieusement comme des balles de mitraillette. Dommage... parce que ce que ce nous parvenons à extraire de ces avalanches de borborygmes nous paraît fournir des essais, à vif, particulièrement bien foutus en matière de synthèse des messages reçus. Encore faut-il avoir le temps de les entendre et de les assimiler. Il est vrai que l'on ne peut plaire à tout le monde
.


Après cette (trop) longue digression à propos de nos habitudes radiophoniques, que nous considérons comme nettement plus enrichissantes que leurs consoeurs télévisuelles, nous en revenons à cette interview de Rudy Demotte, parue le 1er mars dans les journaux du Groupe Sud Presse.


Le thème lui-même, dans sa simplicité, nous est atterri en plein visage comme un pavé de barricade : l'identité wallonne.


Pour les anciens militants de la cause wallonne, blanchis sous le harnais, que nous sommes, les propos de Rudy Demotte, son projet de militance pour l'affirmation et l'ancrage d'une identité wallonne, sa vision d'un sentiment identitaire élément essentiel du développement économique wallon, tout ce contexte culturel mis au service de la Wallonie d'aujourd'hui et de demain, nous émeut, nous enthousiasme, nous surprend, aussi.


Bien sûr, Monsieur le Ministre Président, qu'il faut parler de « Wallonie » et non de « Région wallonne ».


En toute modestie, nous nous permettrons de faire remarquer qu'en ce qui concerne notre organisation « Vivre en Wallonie », le virage a été pris depuis belle lurette. En son temps, nous avons même écrit un billet à propos de ce que l'on dénommait, de façon saugrenue (nous parlons de sport cycliste) le « le Tour des Régions wallonnes » ! Au cours des années qui ont  suivi, les appellations ont changé et nous ne savons si, enfin, les termes « Tour de Wallonie » ont pris définitivement le dessus.


Les prises de position de Rudy Demotte devraient drôlement clarifier la situation, balayer les sottises sémantiques, peureuses, sournoise ou hypocrites, qui ne visent, en fin de compte, qu'à maintenir la Wallonie dans un statut de sous- région en débilité chronique, sans existence ni avenir propres. A nier la Wallonie. Avec une variante à peine moins avilissante : ne voir son devenir que dans le rattachement à la France. Ce n'est pas le pire, bien sûr. Mais ce n'est pas non plus un destin très glorieux pour un peuple et une nation, que de chercher sa survie sous l'aile protectrice -et paternaliste, bien entendu, sinon condescendante- d'un puissant voisin. C'est cela que l'on appelait des « protectorats », non ?


Rudy Demotte a dit clairement qu'il ouvrait le débat sur la définition et l'affirmation de l'identité wallonne.


Notre association s'inscrit avec enthousiasme dans cette démarche. Elle répond à nos vœux les plus chers. Nous supposons qu'elle donnera lieu à de multiples échanges de vue, dans les mois à venir.


Mais, d'ores et déjà, nous osons lancer une de nos banderilles, à la suite de nos relations journalières avec les jeunes, filles et garçons.


C'est dès l'école primaire qu'il faut faire connaître la Wallonie aux Wallonnes et Wallons. C'est par les jeunes que l'on peut parvenir, le plus rapidement, à apprendre aux parents qu'ils sont citoyennes et citoyens d'un pays qui s'appelle « Wallonie ».


A l'heure actuelle, aucune classe de cours, en Wallonie, tous réseaux, tous niveaux confondus, n'expose sur ses murs une carte de Wallonie. Et nous tenons le pari de dire qu'un sondage d'opinion, en profondeur et non  par téléphone fixe comme relais, dans les établissements scolaires du cycle secondaire, montrerait une méconnaissance quasi absolue de la Wallonie, de son territoire, de sa capitale, de ses villes principales. Et nous ne parlons même pas de son histoire car, de ce côté, c'est, tout simplement, le désert intégral.


Nous livrons ces premières réflexions aux collaborateurs et collaboratrices du Ministre- Président. Et nous nous tenons à leur disposition pour participer activement à l'animation du débat à venir.


L'Identité wallonne constitue un sujet vital, prioritaire de notre association. Nous avons, croyons-nous, des choses à dire à ce propos.

 « Vivre en Wallonie » ASBL

* Energies renouvelables (3) L'eau : La Meuse, bien sûr. Mais aussi l'Ourthe, la Semois, la Biesme, non ?

Envoi N° 221 du 01/03/2010

Energies renouvelables : la Wallonie investit (3)
L'eau : la Meuse, bien sûr. Mais aussi l'Ourthe, la Semois, la Biesme, non ?


La Haute Meuse namuroise : dans son décor fascinant d'altières falaises rocheuses à l'aspect redoutable, de massifs forestiers surplombant la vallée, mais aussi de prairies à l'herbe grasse blotties dans quelques détours de sa rive gauche, le fleuve a été maîtrisé, discipliné par l'Homme.


Neuf barrages s'y succèdent, régulant le cours des flots impétueux, permettant la navigation, limitant les conséquences des «grossès'euwes », appellation wallonne des débordements hors des rives.

Le Barrage de Waulsort-Hastière : Photo : sites.uclouvain.be



La cellule SRI Energies renouvelables s'est intéressée particulièrement à ce patrimoine dont la nécessité et le bon fonctionnement sont essentiels. Ces barrages devraient devenir une source inépuisable d'énergie électrique, si les projets  en cours de réalisation sont menés à bonne fin.


Et quel grain de sable pouvant survenir pour gripper la mécanique enclenchée ?


Le budget prévu pour des projets d'hydroélectricité est aujourd'hui de 55 millions d'Euros. Il porte, à l'heure actuelle, sur les grosses installations imaginées sur les sites de ces barrages mosans.


Il ne s'agit plus seulement de projets. La première installation d'une centrale est largement entamée, d'ores et déjà, au barrage d'Yvoir. Un peu le baptême du feu.... mais l'on ne voit pas bien pourquoi l'opération ne serait pas couronnée de succès.


La dynamique de l'énergie hydroélectrique est donc lancée. Si elle est étendue à tous les cours d'eau de Wallonie, elle peut devenir un apport énergétique significatif dont la Région wallonne sera, seule, maîtresse.


D'autres pays ont, depuis belle lurette, utilisé cette source permanente d'énergie. Et l'on peut même se demander pourquoi il a fallu attendre le XXIème siècle pour que chez nous, en Wallonie, on recommence à y prêter intention.


Nous avons fait allusion, dans notre précédente « Dépêche », au rôle joué dans nos régions par nos ressources hydrauliques au temps de l'essor économique qu'elles connurent à la fin du Moyen Age. La documentation est, là, dans les archives de nos musées, de nos cercles d'Histoire, de nos institutions communales, provinciales, nationales, pour témoigner de ce que, par exemple, le débit de nos ruisseaux et rivières contribua au développement impétueux des innovations et procédés de fabrication dus à nos ancêtres.


En ce qui concerne, notamment, l'expansion de la sidérurgie wallonne, les historiens ont répertorié des centaines de sites de « macas » , ces « marteaux » de forges actionnés par les roues à aubes alimentées par des biefs bâtis par l'Homme, détournant, contenant et accumulant l'eau des ruisseaux et rivières pour la déverser en un débit régulier, vers les « moulins » de toutes espèces, en toutes saisons.


Certaines de ces installations datant de l'ère médiévale mais ayant fonctionné, dans certains cas,  jusqu'au début du siècle dernier, sont toujours visibles, et, parfois, dans un état de conservation remarquable. Et, surtout, peuvent constituer une intéressante base de départ pour la création de mini- centrales productrices d'électricité.


La cellule Energies renouvelables de la SRI  n'ignore rien de ces possibilités géographiques et hydrauliques. Et elle envisage d'en faire bénéficier des communautés locales, à peu de frais, en fin de compte. A côté des puissantes turbines à établir sur la Meuse, la Sambre, l'Escaut, les ruisseaux et rivières peuvent  fournir, en somme, une énergie « de proximité ».


Sur tout le territoire de la Wallonie.

 « Vivre en Wallonie » ASBL

* Energies renouvelables (2) : Les moulins de nos ancêtres ont trouvé des successeurs

Envoi N° 220 du 25/02/2010

Energies renouvelables : la Wallonie investit (2)

Les moulins de nos ancêtres ont trouvé des successeurs


Nous l'annoncions dans notre précédent billet de « Réflexions » : nous allons baguenauder parmi les divers secteurs d'activité qui constituent le territoire d'investigation et de réalisations de la cellule « Energies renouvelables » de la Société Régionale  d'Investissement (SRI), organisme créé par la Région wallonne.


Rappelons que le but de cette cellule (comme celui de la SRI) est d'offrir un soutien à des initiatives déjà mises en chantier ou à des projets.


Si l'on s'intéresse à l'engouement évident, et même spectaculaire, que provoquent ces modes d'énergies, on en vient, tout naturellement, à condition de faire preuve d'honnêteté intellectuelle, à constater, avec beaucoup de modestie, que le XXIème siècle n'a rien inventé. Ou pas grand-chose.


Cela n'enlève rien au mérite de celles et de ceux qui, depuis des décennies, militent ardemment pour une orientation énergétique respectueuse de l'environnement et utilisatrice de richesses offertes gratuitement et généreusement par la nature.


A l'heure actuelle, les éoliennes ont conquis leur droit d'existence dans la plupart de nos régions. Ce ne fut pas sans mal. Nous connaissons, dans une certaine frange de notre population, le fameux phénomène NIMBY développé avec une acuité frisant le ridicule :


« Magnifiques, les éoliennes, qui se contentent de répondre à la circulation du vent pour produire de l'électricité. Mais devant mes fenêtres (c'est à dire à 3 kilomètres, pour le moins), quelle horreur, quelle destruction paysagiste ! Pas de ça non seulement dans mon jardin, mais même dans mon horizon éloigné ! »


Nos ancêtres, nos aïeux n'avaient pas cette même perception. Les moulins à vent, lorsque leurs immenses ailes brassaient l'air, étaient signe de vie.
C'était le grain que broyaient les meules actionnées par d'ingénieuses transmissions,

sous la poussée du vent dans les  empennages des ailes des moulins. Et il en sortait la farine, pour les gens, le son, pour les cochons. La nourriture, cet élément fondamental de la vie.


Nous ne nous étendrons cependant pas sur l'aspect « éoliennes ». Tout simplement, comme le disent, en toute sincérité, les personnes occupées à la SRI Energies renouvelables, ce secteur n'a pas besoin d'eux. Il est en progression fulgurante et fait l'objet d'une multitude de projets industriels.


Le seul regret que l'on puisse exprimer c'est que la conception et la fabrication des installations ne fassent pas l'objet de réalisations de chercheurs et constructeurs wallons, la totalité des implantations provenant d'Allemagne ou du Danemark.


Abordons, par conséquent, un autre type de « moulins » comme il en exista des milliers en Wallonie, pendant plus d'un millénaire : les moulins fonctionnant avec la force motrice de roues à aubes. La SRI Energies renouvelables a pris en main cette énergie dont la dénomination moderne se résume dans le terme « hydroélectricité ».


La notion n'est pas nouvelle non plus. La production d'énergie à la faveur des cours d'eau peut même, au contraire, se revendiquer d'un glorieux passé. Pour quiconque s'y intéresse nous recommandons la lecture de quelques chapitres de l'ouvrage de l'historien Léopold Génicot « L'Economie rurale namuroise au Bas Moyen Age » - tome IV- La communauté et la vie rurales (Louvain la Neuve - Collège Erasme - 1995 - Bruxelles, Editions Nauwelaerts)


Nous comptons d'ailleurs, dans de futures annexes, reprendre quelques extraits de cet ouvrage. Afin de montrer que, durant des siècles, nos ruisseaux et rivières ont contribué au développement des activités humaines, qu'il s'agisse de produits alimentaires ou industriels.


Ce qui est réconfortant, c'est qu'un organisme comme SRI Energies renouvelables ait décidé de retourner aux sources pour remettre à l'honneur cette source inépuisable, constamment renouvelable d'énergie.


En l'adaptant, bien sûr, aux besoins multipliés de notre société humaine. En ne se contentant pas de moulins sur le ruisseau du Burnot, à Profondeville, mais en utilisant, par exemple, les barrages de la Haute Meuse namuroise.


Vous l'avez deviné : ce sera l'objet (entre autres) de notre prochain billet.


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